Infrastructures urbaines de Hanoï : la France en première ligne

Economie, défense, adaptation au changement climatique, rapprochement des jeunes générations… C’est une coopération très active que la France mène avec le Vietnam, une coopération qui s’exerce également dans la préservation et le développement des infrastructures urbaines de Hanoï, la capitale vietnamienne, qui devrait compter plus de 7,5 millions d’habitants en 2016, selon les estimations.

Actuellement, la pollution de l’air et de l’environnement en est arrivée à un point critique, notamment à Hanoï. Ce problème s’explique par une expansion vertigineuse du nombre de véhicules individuels (plus de 5,5 millions de voitures et de motos). S’y ajoutent un grand nombre de véhicules venus des provinces voisines. Par ailleurs, selon les données recueillies par le Service municipal des ressources naturelles et de l’environnement, la pollution par les poussières est particulièrement élevée sur plusieurs routes où est enregistrée une grande densité de véhicules, à savoir Khuât Duy Tiên, la nationale 32 et Nguyên Trai. Dans ce contexte, il parait indispensable, pour la capitale, de se doter d’outils de contrôle de la qualité de l’air. C’est en tout cas ce qu’estime Bertrand Lortholary, l’ambassadeur de France au Vietnam.

«Les autorités du Vietnam sont très attentives à la question de la pollution atmosphérique. Nous avons en France un opérateur dont l’expertise est mondialement reconnue, qui s’appelle Airparif, et qui a la charge de la qualité de l’air en Ile-de-France, c’est-à-dire la région parisienne. L’objectif est donc de conclure un contrat de prestation entre cette organisation – Airparif – et le comité populaire municipal de Hanoï afin de surveiller bien entendu la qualité de l’air et au delà de ça, de réfléchir aux éléments de politique publique permettant d’améliorer la qualité de l’air ».

Il faut souligner que ces derniers temps, la France a collaboré étroitement avec le Vietnam dans la mise en oeuvre de projets permettant de réduire les émissions polluantes dans les grandes villes.

Récemment, en avril 2016 très exactement, la compagnie de taxis Mai Linh a signé, à l’ambassade de France, avec le constructeur automobile français Renault, un contrat d’achat de 100 véhicules électriques.

Bertrand Lortholary a également mis l’accent sur la construction du métro de Hanoi dont la ligne numéro 3 qui est en effet un projet majeur de la France au Vietnam:

«Ce projet est divisé en une série de contrats. Un certain nombre d’aspects d’infrastructures ont d’ores et déjà vu le jour et chacun peut les voir aujourd’hui déjà dans la ville. Maintenant je suis en mesure de vous dire qu’une entreprise française a remporté tout récemment un contrat important lié au métro de Hanoï.»

C’est en effet le groupe ferroviaire Alstom, en sa qualité de leader du consortium avec Colas Rail et Thales, qui a signé en janvier dernier un contrat avec le Hanoï Metropolitan Railway Management Board (MRB) afin de fournir un système de métro qui devrait entrer en service commercial avant la fin de l’année 2021. Plus précisément, Colas Rail réalisera les travaux d’infrastructure de la ligne de 12,5 kilomètres reliant Nhon à la gare de Hanoi, et Thales, les télécommunications entre le train et la voie ainsi que le centre de contrôle qui gèrera le trafic. Alstom, la tête de file du consortium, apportera une solution complète comprenant à la fois l’infrastructure, la signalisation, le matériel roulant et l’ingénierie système. Ainsi, ce métro pourra être construit grâce à «la mobilisation financière de la France, par un prêt du Trésor français et de l’Agence française de développement. «De façon générale, pour toutes les infrastructures au Vietnam, la France est prête à apporter son expertise technique et également l’expertise de ses entreprises », a affirmé le diplomate français.

D’après VOVWORLD